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Les Orchidées Au Fil Des Mois


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72 réponses à ce sujet

#1 Invité_Topic_*

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Posté 31 octobre 2007 - 08:34

Mars
Avril
Mai

Juin
Juillet/Aout
Septembre
Octobre

NOVEMBRE

En cette fin d'automne, laissez profiter du plus de lumière possible derrière les fenêtres et surtout épargnez-leur les courants d'air froid. Groupez plusieurs espèces, mais sans trop les serrer car le contact entre les feuilles favorise la pourriture. Soyez attentif au développement de taches de toutes sortes, car les maladies sont redoutables en ce moment.

Classifications des orchidées
Par Neomoorea07



Le premier grand système de classification au sein de la famille des orchidées fut crée par John Lindley en 1825. Celui-ci poursuivit ses travaux pendant quarante ans, essayant d'améliorer sans cesse son système pour parvenir à la perfection.

Au fil des ans, les taxinomistes (qui étudient la classification) ont modifié la composition de cette famille botanique. Actuellement, la plupart d'entre eux s'accordent à reconnaître les travaux de Robert L.Dressler comme les plus avancés en la matière et c'est donc la nomenclature généralement adopté. La classification présentée ici est basée sur l'ouvrage de Dressler et suit le Code International de Nomenclature Botanique de Saint-Louis.



Suivons pour exemple, en couleur, la classification du Laelia purpurata var. rosea.



Famille
Orchidacea


Tout groupe de genres présentant un ensemble de caractéristiques communes formes une unité appelée famille. Le monde végétal compte plus de 300 familles de plantes à fleurs. Les noms des familles se terminent en –acées (Orchidacées) ou –aceae (Orchidaceae).



Sous famille
Apostasioideae – Cypripedioideae – Spiranthoideae – Orchidoideae Epidendoideae

Dans les grandes familles, les genres qui semblent selon les taxinomistes avoir une origine commune sont regroupés en sous-familles. Les Orchidacées comptent au moins 5 sous-familles. Le nom de la sous-famille se termine en –oïdes ou –oideae.



ATTENTION : Le taxon qui suit n'est pas reconnu dans la classification.

Phyllade
Phyllade des Cymbidium et des genres alliés, Phyllade des Epidendrum et des genres alliés

Il s'agit d'une lignée phylogénétique naturelle ( essentiellement une branche ou une ramification d'un arbre généalogique) comprenant un groupe aux caractéristiques similaires.



Tribu
ArethuseaeCoelogyneaeEpidendreae I Epidendreae II

La tribu est la division suivante permettant de classer les grandes familles complexes. Il comprend un groupe de genres qui sont plus proches que dissemblables. Le nom de tribu se termine en –ées ou –eae.



Sous-tribu
Sobraliinae – Arpophyllinae – Meiracylliinae – Coeliinae – Laeliinae - Pleurothallidinae.

Les genres les plus proches au sein d'une tribu sont regroupés en sous-tribu ; la sous-tribu peut compter un genre unique comme de nombreux genres. Dressler divise la famille des Orchidacées en 74 sous-tribus. Le nom se termine en –inées ou –inae.



Genre
Brassavola – Broughtonia – Cattleya – Encyclia – Epidendrum – Laelia – Schomburgkia – Sophronitella – Sophronitis...

Un genre est un groupe de plantes dont les caractéristiques communes constituent des liens plus importants entre elles qu'avec les autres membres de la famille considérée. Les taxinomistes distinguent plus de 800 genres dans la famille des orchidées. Le nom du genre se termine souvent en -a, -us, -um.



Espèce
Laelia purpurata - Laelia pumila - Laelia anceps - Laelia harpophylla - Laelia rubescens - Laelia tenebrosa…

L'espèce constitue l'unité de base de la classification taxonomique. La famille des orchidées compte à ce jour plus de 25 000 espèces identifiées. Le nom de l'espèce possède une terminaison latine, ou grecque, accordée avec le nom du genre (masculin, féminin ou neutre), selon les règles de la nomenclature botanique (voir le Code International de Nomenclature Botanique de Saint-Louis : http://www.tela-bota....org/page:code).



Variété, Sous-espèce, Forme…
Laelia purpurata var. carneaLaelia purpurata var. coerulea - Laelia purpurata var. rosea - Laelia purpurata var. sanguinea - Laelia purpurata var. schusteriana.

Au sein d'une espèce, on peut trouver une population qui présente une variation mineure la distinguant d'un membre typique de l'espèce.
Exemple : une population de plantes à fleurs blanches au sein d'une espèce présentant normalement des fleurs pourpres peut être considérée comme une variété (var.). Les orchidées comptent de très nombreuses variétés.

Dans certains cas, lorsque la population atypique peut être clairement identifiée comme une variation géographique bien délimitée et qu'elle représentent, dans son aire de distribution, le type normal, elle pourra être élevée au rang de sous-espèce (subsp.).
Exemple : les représentants d'une espèce donnée sur une certaine île sont tous blancs alors que sur le reste de l'aire géographique de l'espèce les individus sont rouges.

La distinction entre variété et sous-espèce est assez subjective. C'est, en principe, la notion d'isolat géographique qui fera la différence.
On trouve également des formes (f.) particulières, lorsque, par exemple, un individu au sein d'une population homogène peut présenter indifféremment un caractère ou un autre.



CULTURE IN-VITRO : MODE D'EMPLOI.

par Philippe13



S'il est un sujet qui, sur ce forum ou ailleurs, est source de questions, auréolé de bien des mystères, considéré comme réservé au seuls initiés et aux maîtres de la biologie, c'est bien la propagation des orchidées par semis in-vitro.

Disons-le tout net : il ne s'agit pas de quelque-chose de facile à mettre en œuvre, ni d'une petite manipulation à faire à la « va vite » entre la préparation d'un repas et une séance de repassage. Non ! Cette manipulation requière une certaine habilité et une attention certaine.
Mais, n'en déplaise aux défenseurs de l'élite en blouse blanche, elle reste à la portée de tous.
Nul n'est besoin d'un matériel sophistiqué à la pointe de la technologie, ni d'une formation spéciale en biologie ou biochimie… De même, inutile de disposer de ressources illimitées pour se procurer le matériel de base.

Le sujet est vaste, aussi allons-nous procéder par étapes successives et, comme dans un bon feuilleton, chaque partie se terminera par un « la suite au prochain numéro ».

Ces parties, les voici :

  • De l'art de jouer les entremetteurs, ou comment faire pour qu'un mariage soit heureux.
  • En attendant les futurs enfants, voyons ce dont nous aurons besoin.
  • Un peu de cuisine…
  • Le semis : désinfection et asepsie.
  • Le semis : la procédure dans le détail.
  • Après le semis : surveillance et gestes d'urgence.
  • Le repiquage.
  • La sortie de flacon.
  • Passage à la mairie pour déclarer vos rejetons.
Vous aurez remarqué que ce feuilleton a tout d'une grossesse : il s'échelonne sur neuf mois ! Alors patience.




PARTIE I
DE L'ART DE JOUER LES ENTREMETTEURS OU
COMMENT FAIRE QU'UN MARIAGE SOIT HEUREUX.





Avant toute chose, il est bon de se souvenir de sa classification. Le sujet précédent aurait dû, nous l'espérons, vous rafraîchir la mémoire à ce propos mais, pour que les choses soient claires, répétons rapidement :

  • Famille ;
  • Tribu ;
  • Sous-tribu ;
  • Genre ;
  • Sous-genre ;
  • Espèce.
Pourquoi ce rappel ? Tout simplement pour vous éviter d'attendre des résultats probants des amours contre-nature de votre plus beau Cattleya et de votre somptueux Vanda
Encore pourquoi ? Parce que, dans le meilleurs des cas, un croisement intergénérique ne peut être fertile qu'entre espèces appartenant à la même sous-tribu.
Ceci implique que vous connaissiez bien vos plantes, évidemment.
Mais le simple fait d'appartenir à la même sous-tribu n'est pas non plus un gage d'interfécondité. De nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte et notamment le nombre de chromosomes des cellules des plantes mères.

Mais vous n'êtes pas un spécialiste de la génétique des orchidées ? Qu'à cela ne tienne ! Essayez une fécondation de votre Tolumnia par le pollen d'un Trichocentrum : peut-être obtiendrez-vous des graines et ce sera tant mieux. Au pire, vous aurez passé cinq minutes à dépiauter une fleur pour insérer les pollinies dans la cavité stigmatique, ce qui n'est pas un exercice inutile…

Bien, avant de passer à la pratique encore un peu de théorie.
Ce qui va nous intéresser dans la fleur, à ce stade, c'est la colonne. Vous savez, ce truc qui fait saillie entre les pétales au dessus du labelle (parfois au dessous chez une fleur non resupinée).
À l'avant et au dessous de la colonne, protégées par un petit couvercle —l'opercule— se trouvent les pollinies, des paquets de pollen reliés entre eux par un mince filament se terminant par un minuscule disque collant —le rétinacle. C'est l'organe mâle.
Sous la colonne, en arrière des pollinies, se trouve une petite cavité pleine d'une substance gluante, plus ou moins épaisse : c'est le stigmate, la partie terminale de l'organe femelle qui se poursuit en arrière de la fleurs, derrière les sépales, par l'ovaire.

Image IPB
Structure de la fleur


Image IPB

Modélisation d'une autofécondation.


AVANT LA FÉCONDATION.
Un bon mariage entre orchidées est sensé produire de beaux rejetons et là c'est à vous de faire preuve d'originalité et d'imagination, mais aussi de bon sens.
Jouez au Créateur, prenez-vous pour Dieu… Mais réfléchissez un peu avant.

La plante qui doit porter le fruit, la mère pour faire simple, doit être suffisamment forte pour mener à bien sa gestation sans s'épuiser outre mesure. . La fleur à féconder ne sera pas, non plus, trop ancienne. Une fleur bien épanouie de plus de deux jours et de moins de dix sera une mère tout à fait digne de confiance.
Pour ce qui est des caractéristiques que vous souhaitez reproduire chez la descendance, choisissez les parents en fonction de vos goûts mais toujours en vous souvenant qu'une orchidée est rarement en fleur toute l'année. Alors, ne vous focalisez pas obligatoirement sur la couleur ou la forme des fleurs mais aussi sur le port et l'aspect de la plante non fleurie. Pensez également qu'une plante à la végétation robuste et à la croissance rapide à plus de chance de donner des hampes à brève échéance.

Bien, vous avez judicieusement choisi papa et maman ; maintenant, il s'agit d'avoir un peu de jugeote et le compas dans l'œil.
Les spécialistes de l'hybridation ont, de façon assez empirique, constaté qu'une fécondation a plus de chance de réussir si la quantité de pollen utilisée correspond à celle des pollinies de la plante mère (d'après un article de la revue de l'AOS, « Orchids », dans les années 1995 à 1999).

J'explique : vous voulez féconder un bon gros Phalaenopsis amabilis avec le pollen d'un petit Phalaenopsis chibae. Pourquoi pas… Mais si vous comparez la taille des pollinies des deux espèces vous constaterez que les pollinies du premier sont trois ou quatre fois plus massives que celles du second. Moralité, vous allez devoir utiliser le pollen de trois ou quatre fleurs du Phalaenopsis chibae pour féconder le Phalaenopsis amabilis.
Dans l'autre sens, vous aller devoir couper un morceau de pollinie du Phalaenopsis amabilis pour féconder votre petit Phalaenopsis chibae.
Ce n'est pas une obligation mais ça augmente, semble-t-il, les chances d'avoir une fécondation réussie avec une capsule arrivant à mâturité avec un grand nombre de graines fertiles.

Mais que faire si les floraisons des deux tourtereaux ne sont pas synchrones ? Allez-vous attendre une prochaine floraison en priant très fort pour que cette fois-là monsieur et madame se mettent d'accord sur la date du mariage ?
Inutile… Prélevez donc le pollen de monsieur et mettez-le dans un bout de papier à cigarette que vous enfermerez dans un tube d'aspirine (de ceux contenant du Silicagel®) puis déposez le tout dans le bac à légume de votre réfrigérateur. Pensez à écrire le nom de monsieur sur le tube. Ainsi conditionné le pollen peut se conserver de long mois. Mais n'attendez pas trop tout de même !

Un petit conseil pour les apprentis sorciers désireux de se lancer dans l'hybridation de masse, les futurs producteurs de « Cambria » : tenez un compte rendu détaillé de vos faits et gestes, avec force détails. N'hésitez pas à noter pourquoi vous avez choisi telle ou telle plante à ce moment précis, écrivez les dates, etc. Vous serez bien heureux de retrouver toutes ces précisions dans quelques années lorsque vous verrez les premiers résultats de vos efforts.


LA FÉCONDATION.
Connaissant l'anatomie intime de votre fleur préférée, procédons à l'union de nos tourtereaux. Si votre vue laisse un peu à désirer, chaussez vos lunettes ou prenez une loupe et, surtout, travaillez avec une très bonne luminosité.
Dans un premier temps, vous allez devoir, à l'aide d'un cure-dents ou d'une pointe de crayon, retirer l'opercule. Ce n'est vraiment pas difficile : en général, sur une fleur bien épanouie il vient tout seul.

Maintenant, vous voyez un petit creux —l'androcline— avec les masses polliniques qui doivent être bien jaunes. Si ça n'est pas le cas c'est que, soit le pollen n'est pas mûr, soit qu'il est déjà beaucoup trop vieux.
Toujours avec la pointe de votre cure-dent, vous allez exercer une légère pression en dessous des pollinies, sur le rétinacle : hop, il se colle fermement (parfois trop fermement) sur la pointe et les pollinies sortent de leur loge.

Vous vous retrouvez donc avec un minuscule diablotin jaune au bout de votre cure-dent…
Et il ne va pas y rester longtemps (sauf quand il est vraiment bien collé !) puisque vous devez maintenant, avec délicatesse mais fermeté, introduire les pollinies dans la cavité stigmatique remplie de liquide gluant. Si tout se passe bien, le diablotin restera sagement blotti dans cette accueillante cavité féminine et vous pourrez jeter le cure-dent devenu inutile. Sinon, il va falloir insister en utilisant un deuxième cure-dent pour délivrer les pollinies.
Bien sûr, on tiendra compte de tout ce qui a été dit au sujet de la taille des pollinies dans la partie précédente.
Et, comme toujours, pensez à attacher une étiquette portant le nom du donneur de pollen et la date de la fécondation à la fleur fécondée, surtout si vous vous êtes amusé à marier à tour de bras.
Faites au moins deux fécondations, sur deux fleurs différentes bien sûr, afin d'augmenter vos chances de succès.


APRÈS LA FÉCONDATION.
Vous allez très rapidement maintenant savoir s'il c'est passé quelque-chose ou pas.
Dans les jours qui suivent la fleur va faner. Pas comme lorsqu'elle est arrivée en fin de vie, non : là, c'est bien différent.
Les pétales et sépales vont se flétrir à leur périphérie tout en s'épaississant à l'insertion entre la colonne et l'ovaire.
Puis, dans les semaines qui vont suivre, l'ovaire devrait s'allonger et se gonfler tandis que les restes des pétales et sépales devraient s'atrophier complètement.
A ce stade, la véritable fécondation, celle qui consiste en l'union des gamètes mâles et femelles, n'a pas encore eut lieu. Ce que vous observez est simplement le résultat de l'action des hormones produites par les grains de pollen en germination.

Maintenant, patience… Il faudra des mois, de longs mois, avant que l'ovaire ne soit mâture. Quand sa couleur commencera à passer du vert au jaune et que les trois rainures longitudinales qui courent le long de la capsule vous sembleront sur le point de se fendre, vous saurez que l'heure de la délivrance est proche.
Pourtant, arrivés à l'heure ultime, vous pouvez encore être amèrement déçus : rien ne vous dit si la capsule contient bien des graines et, si elle en contient, si les graines seront fertiles…
À ce moment, vous avez encore le choix : cueillir la capsule avant qu'elle ne se fende naturellement ou attendre son ouverture. De votre choix dépendra la technique de semis que nous verrons plus tard mais surtout le moment où il vous faudra semer !

Hé bien, oui : les graines sèches d'une capsule peuvent se conserver au réfrigérateur durant de longs mois, voire des années, tandis que la capsule encore humide devra être utilisée aussitôt.

Si donc vous optez pour la cueillette des capsules ouvertes vous allez pouvoir stocker les graines. Pour ce faire, faites-en tomber un maximum sur un petit bout de papier (tous les moyens sont bons alors extériorisez votre hargne sur cette pauvre capsule !), pliez soigneusement le papier pour en faire une minuscule enveloppe, mettez-la dans un tube d'aspirine puis entreposez ce tube dans le bac à légume du réfrigérateur, à côté de vos réserves de pollinies.

Ah, j'oubliais (on ne le répétera jamais assez) : écrivez soigneusement les noms des deux parents et la date de récolte sur une étiquette que vous collerez au tube.

La suite au prochain numéro…



#2 Invité_Topic_*

Invité_Topic_*
  • Invités

Posté 31 octobre 2007 - 08:47

Le saviez-vous ?
par Cryptopus, notre invité du mois.


Vous connaissez tous, sans vous en rendre compte, l'odeur de l'un des produits agricoles les plus chers au monde : la vanille. Mais savez vous que la part annuelle d'arôme naturel —la vanilline— ne représente qu'à peine 1% de la production mondiale ? En connaissez vous la raison ?

La vanille est originaire du Mexique. Les européens l'ont découverte lors de la conquête de ce pays. Les aztèques la mélangeaient avec du cacao et du piment pour en faire une boisson chaude et stimulante.

La liane fut très vite acclimatée dans diverses contrées tropicales et étudiée dans les serres de Paris et ailleurs, mais sans résultats. Les gousses ne poussaient que dans le pays d'origine car la fleur à l'anatomie complexe ne peut être fécondée que par une abeille particulière. Et, bien sûr, on n'avait oublié de l'exporter avec les plants !



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source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanille



La première pollinisation artificielle du vanillier a été réalisée en 1836 au jardin botanique de Liège par le naturaliste belge Charles Morren, mais il fallut attendre 1841 pour qu'un jeune esclave réunionnais de douze ans, analphabète et peu instruit des choses agricoles, résolve l'énigme sur laquelle les savants se cassaient la tête depuis des siècles !

Ce coup de génie, qui fera la fortune de la colonie Bourbon (ancien nom de l'île de la Réunion), ne rapportera guère au jeune Edmond Albius. Celui-ci, après avoir transmis son savoir aux autres planteurs, mourut en 1880 dans la misère sans avoir été récompensé par la colonie.


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source: http://upload.wikimedia.org



Le geste d'Edmond Albius a été perfectionné par les planteurs de la Réunion. Un bon planteur peut féconder jusqu'à 1500 fleurs par jour avant l'aube, où elles se flétrissent. Chaque plante génère un grand nombre de fleurs, mais une seule fleur d'une inflorescence s'ouvre par jour. La fécondation est toujours pratiquée de la même manière : il faut déchirer le labelle qui enveloppe complètement les organes sexuels de la fleur. Puis soulever avec une épine le « rostellum » qui sépare l'anthère mâle du stigmate femelle, et mettre délicatement ces organes en contact.


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source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanille



Si la fécondation a réussit, on obtient une gousse en 9 mois. Après échaudage, étuvage et séchage les gousses perdent une grande partie de leur humidité et de leur jeunesse. Calibrées, assemblées en bottes compactes, les gousses n'attendent qu'une chose : un gros dodo. Emballées et entreposées dans de grandes caisses en bois, un repos de maturation et de fermentation de 8 à 9 mois va permettre à l'arôme de se développer totalement.


Image IPB
source: http://www.sudsauvag...tion.php?site=3



Parmi les nombreuses espèces de Vanilla, seulement trois produisent des gousses comestibles (Vanilla planifolia, Vanilla pompona, et Vanilla tahitensis). On réunit sous le label vanille Bourbon les productions comoriennes et surtout malgaches qui alimentent plus de 80% du marché internationale. A la Réunion, le temps des records est révolu mais la vanille Bourbon réunionnaise reste la référence des fins palais.

La culture et la préparation de la vanille nécessitent des soins longs et attentifs. Cultivée en zone tropicale, sa production subit les aléas des cyclones. La vanille est le condiment le plus précieux sur le marché mondiale après le véritable safran. Plus de cent composants chimiques constituent son identité olfactive mais seulement 15 élèments constituants la vanilline artificielle essayent de caricaturer l'odeur naturelle de la vanille. On comprend mieux pourquoi la vanilline artificielle ne ressemble que de loin à l'original.

Pour en savoir plus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanille
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanilline

#3 Invité_Topic_*

Invité_Topic_*
  • Invités

Posté 31 octobre 2007 - 08:48

L'orchidée à découvrir :

Rodriguezia granadensis
par Philippe13





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Rodriguezia granadensis (Lindl.) Rchb.f. 1852

Tribu : Maxillareae.
Sous-tribu : Oncidiinae.
Synonyme : Burlingtonia granadensis Lindl. 1846

Origine :
Colombie.


Description:
Rodriguezia granadensis est une petite plante sympodiale épiphyte de 10 à 15 cm, à pseudobulbes de 1 à 2 cm ovoïdes et légèrement aplatis, surmontés d'une unique feuille apicale coriace de 5 à 10 cm, lancéolée et pointue. Les pseudobulbes sont enveloppés par une série de gaines foliacées.
Cette plante fleurit du printemps à l'automne, avec un maximum durant cette dernière saison, sur une hampe axillaire pendante, d'une quinzaine de centimètres pouvant porter 8 ou 9 fleurs régulièrement espacées, apparaissant contre le pseudobulbe nouvellement formée, à l'aisselle d'une la feuille basale.
Les fleurs de 4 à 5 cm sont plutôt grandes par rapport à la taille de la plante. Elles sont d'une couleur verte assez claire et ne s'ouvrent jamais totalement.
La fleur de Rodriguezia granadensis présente, fait assez rare chez les orchidées, une forte dissymétrie due à la rotation de l'ensemble colonne / labelle par rapport aux autres pièces florales. De plus, les deux sépales inférieurs sont projetés vers l'arrière et enveloppent l'éperon.


Image IPB


Image IPB



Culture:
C'est une plante très simple de culture mais qui ne poussera vraiment bien que montée sur écorce. Cependant, contrairement à beaucoup de plantes du genre, Rodriguezia granadensis possède un port assez discipliné ce qui permettra une culture en petit pot dans les même conditions que les Oncidium.

Cette plante se plaira dans une ambiance chaude, assez humide et modérément lumineuse. Rien de très compliqué…

Il n'y a qu'un problème de taille avec cette petite orchidée sympathique : sa disponibilité. Quoiqu'étant certainement l'un des Rodriguezia les plus commun en Colombie, c'est une plante qui n'est qu'exceptionnellement proposée à la vente en Europe. Les producteurs sud-américains sont quasiment les seuls qui seront à même de vous la procurer. Guettez donc leur présence lors d'expositions.

#4 Mr norkidée

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Posté 31 octobre 2007 - 08:59

waow! encore une fois, merci et bravo ^^ ( je ne l'avais ptet pas encore dit, mais je le pensais :) )
la classif c'est un peu compliqué, mais... je m'y mettrais un jour, il le faut bien :ph34r:
perso j'attends assidument la suite de la culture IV! mais je suis patient :D

#5 neomoorea07

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Posté 31 octobre 2007 - 10:02

waow! encore une fois, merci et bravo ^^ ( je ne l'avais ptet pas encore dit, mais je le pensais :) )
la classif c'est un peu compliqué, mais... je m'y mettrais un jour, il le faut bien :ph34r:
perso j'attends assidument la suite de la culture IV! mais je suis patient :D

Moi aussi j'attends la suite du sujet "CULTURE IN-VITRO : MODE D'EMPLOI." par Philippe13 :wub:

#6 Invité_siji_*

Invité_siji_*
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Posté 31 octobre 2007 - 10:26

bravo et merci.

très instructif le sujet sur la vanille :D .

#7 Philippe13

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Posté 01 novembre 2007 - 02:25

Nous somme le 1e novembre et déjà ce sujet était relégué en 19 place.
Je me demande si… :D

#8 abricot

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Posté 01 novembre 2007 - 03:07

pardon à TOPIC :lol:
dire merci pour cet énorme boulot : on peut tout de suite ;)
mais il me faudra encore quelques relectures pour arriver à tout parcourir :D :lol:
tout le monde est bien conscient du boulot que tout ça représente ;) :lol:

#9 neomoorea07

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Posté 01 novembre 2007 - 03:16

Nous avons aussi un invité qui voulait nous faire un sujet, j'espère que dans l'avenir, nous aurons le plaisir de recevoir d'autres invités :lol:
JF et Pierre, n'ont pas eu le temps de préparer un sujet, mais ils vont nous mijoter quelques choses pour le mois prochain :D

Nous restons à votre disposition, si vous avez des questions concernant le Topic de ce mois-ci !

#10 littleflea

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Posté 01 novembre 2007 - 04:27

sacré boulot encore une fois !! :D :D

bravo à vous ;)


#11 Mr norkidée

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Posté 01 novembre 2007 - 04:32

vu que le sujet parait super maitrisé et tout et tout, nous apres on n'a plus de questions a poser, on ne fait que le lire... c'est peut etre pour cela qu'il arrive loin dans les sujets.. non? (mais ça veut pas dire de laisser du suspens dans ce que vous ecrivez pour nous tenir en haleine et que l'on vous pose des questions :D )

#12 Louloute

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Posté 01 novembre 2007 - 04:36

Merci à tous pour ce travail... :) mais un merci tout particulier à Philippe. Non seulement ton style est un vrai régal, mais en plus, on attend la suite avec impatience!! ;)

#13 Invité_nefertarisis_*

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Posté 01 novembre 2007 - 04:39

ahahaha vite la suite vite la suite le suspens m'est trés pénible!!!! ;)

BRAVO

c'est trés bien fait et expliqué!!! :)

#14 Invité_gaumais01_*

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Posté 02 novembre 2007 - 03:29

Merci bien pour cette mine d'informations vivement la suite ;)

#15 rhnport

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Posté 02 novembre 2007 - 03:32

Bravo et merci Topic, neomoorea07, Philippe13 et Cryptopus ;)

#16 Mr norkidée

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Posté 02 novembre 2007 - 04:13

en fait si j'ai une question:
les noms, ils sont prononcés a la francaise ou a la latine?
par ex: on dit "spirante" ou "spirantess"?

#17 Philippe13

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Posté 02 novembre 2007 - 04:20

les noms, ils sont prononcés a la francaise ou a la latine?
par ex: on dit "spirante" ou "spirantess"?

Sans aller jusqu'à une prononciation à la latine (auquel cas il faudrait dire "wanda", "onkidioum" ou "youmelea") le "S" final peut (ou pas) être prononcé.
Comment dis-tu : "aéride" ou "aéridès" ? Je pense que tu as déjà la réponse à ta question… :lol:

#18 Mr norkidée

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Posté 02 novembre 2007 - 04:22

ouai en gros c'est nous qui voyons comment on prononce ça :lol:
nan mais par ce que la derniere fois que j'ai parlé a un specialiste :lol: il prononcait jamais comme moi... et j'avais l'air tarte moi :lol:

#19 Philippe13

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Posté 02 novembre 2007 - 04:29

ouai en gros c'est nous qui voyons comment on prononce ça :lol:
nan mais par ce que la derniere fois que j'ai parlé a un specialiste :lol: il prononcait jamais comme moi... et j'avais l'air tarte moi :lol:

Les anglo-saxons donnent souvent la prononciation des noms sur leurs ouvrages : oh-dont-oh-GLOS-um, on-SID-ee-um, joo-MEL-ee-ah…
A quand la même chose en français ?

#20 Ciccilia

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Posté 02 novembre 2007 - 04:40

Comme toujours, super sujet, très intéressant ! Comme tout entomologiste qui se respecte, j'aime la classif :lol: , la repro in vitro, c'est passionnant, et la vanille, hum :lol: !
Bravo à tous !

#21 Invité_gaumais01_*

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Posté 02 novembre 2007 - 09:27

Bravo et merci Topic, neomoorea07, Philippe13 et Cryptopus :D



Un petit up pour ne pas qu'il descende trop vite :)

Ce serait bête que qqn le loupe :D

#22 watalou

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Posté 02 novembre 2007 - 10:38

merci , pour toutes ces informations chaque mois, avec le travail que cela donne , moi j'édite tout pour tout garder !!! :) :D

#23 Invité_Franhopéa_*

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Posté 02 novembre 2007 - 16:02

Superbe, très bon travail encore une fois, fait par des pros.... je me hate vite de l'imprimer et de le lire tranquillement.... :lol:

#24 jean françois

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Posté 03 novembre 2007 - 02:47

Je rentre de vacances et je découvre, bravo et merci :wacko:

#25 neomoorea07

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Posté 03 novembre 2007 - 04:11

Je rentre de vacances et je découvre, bravo et merci :wacko:

:wacko: :wacko:

#26 david68

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Posté 03 novembre 2007 - 05:51

Merci pour le job. Super post comme d'hab :lol:

#27 lilimelle

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Posté 04 novembre 2007 - 11:19

Voilà depuis le mois de mars j'enregistre tout ça et je me constitue un petit dossier, mais jamais je ne vous ai remercié pour ce boulot titanesque....alors:

merci

vraiment très sincerement merci.
c'est une sacré mine d'info pour moi, et j'ai déjà établie une liste des orchidées que je souhaite acheter ( il me manque encore beaucoup d'experience...mais..)

Vivement decembre

:blink:

#28 shanon

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Posté 04 novembre 2007 - 16:40

Encore un mois plein bien rempli! j'ai flashé sur la "vanille" évidemment!

Un grand merci pour ce travail très bien fait! Merci Topic! Shanon

#29 littleflea

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Posté 18 novembre 2007 - 15:30

un petit up, nous ne sommes que le 18 !! :lol:

Image IPB

#30 Invité_izenah_*

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Posté 18 novembre 2007 - 15:58

Bravissimo !!!
Un régal à lire, ça se dévore des yeux !
A quand la version pdf pour l'imprimer et la classer dans "ze" classeur "orchidées" ?
Merci d'avance ! :lol: