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Description de la fleur
Les fleurs d'orchidées sont constituées de trois sépales généralement colorés, de trois pétales
dont un possède un forme particulière : le labelle.
Le pistil et les étamines sont soudés pour forme la colonne. Cette colonne est terminée par un capuchon qui masque l'anthère
contenant les masses polliniques non pulvérulentes.
Le stigmate se situe en dessous de la colonne, juste derrière l'anthère. L'ovaire est située derrière les pièces florales
"ovaire infère".
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Chez les Phragmipédium et les Paphiopedilum les deux sépales latéraux sont soudés et se trouvent
derrière le labelle qui lui même forme une poche (d'ou le nom commun de "Sabot de Vénus").
La colonne appelée staminode cache les pollinies situées de chaque coté. En dessous se situe le stigmate.
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Port de la plante
Dans la famille des orchidées, il existe deux types de végétation :
- Port Monopodial : Plante poussant sur la même tige (par ex. Vanda et Angraecum). Ces plantes adultes peuvent produire des pousses qui partent
directement de la tige mère.
- Port Sympodial : Plante produisant une ou plusieurs pousses à partir d'un rhizome à chaque période de végétation.
(par ex. Cattleya et Dendrobium).
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Les feuilles
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Les orchidées sont remarquables par leur végétation.
Les feuilles peuvent être très épaisses pour mieux
résisiter à la lumière, térètes (section ronde, par ex. Scuticaria steelei) limitant ainsi l'évaporation, ou au contraire très fines
(plante d'ombre). Certaines orchidées terrestres disparaissent à l'arrivée de la mauvaise saison.
Toutes ces formes répondent
aux exigences du milieu.
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Dans les cas extrèmes ces plantes peuvent être aphylles (sans feuilles) afin de limiter l'évaporation et résister à
des périodes de sècheresse très marquées. (ex. Dendrophyllax, Campylocentrum, Chilochista...)
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Inflorescences
Les orchidées peuvent produire une multitude de fleurs sur une tige très longue (ex. Dendrobium munificum). Ou au contraire, une seule fleur
dépassant à peine du feuillage (ex. Paphiopedilum bellatulum).
Ces inflorescences peuvent être terminales (partant du bout de la tige) ou axillaires (partant de la base du pseudobulbe ou d'une l'aisselle d'une
feuille basale).
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Système racinaire
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Les orchidées épiphytes possèdent un système de racines particulier :
Tout d'abord elles fixent la plante à son support (Tronc et branches d'un arbres, rochers...) et permettent à la plante de pouvoir absorber
l'eau et l'humidité de l'air.
Afin de limiter l'évaporation, les racines sont recouvertes de cellules remplies d'air. Le contact direct avec l'air ambiant est absolument
necessaire à leur développement.
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Fécondation
Les orchidées sont presque exclusivement pollinisées par des insectes (abeilles, mouches, papillons...). Dans quelques cas elles peuvent
s'auto-polliniser, ou être fécondées par des oiseaux (ex. Elleanthus par des Colibris).
Tous les artifices sont mis en oeuvre pour attirer l'insecte fécondateur : Forme, couleur, parfum...
- La morphologie de la fleur est adaptée à un insecte particulier. Afin de mieux l'accueillir le labelle est en général
la pièce florale la plus importante. Elle permet à l'insecte de s'y poser sans probleme.
- La couleur joue également un rôle. Par exemple, les fleurs d'Angraecum sesquipedale sont fécondées par un insecte nocturne,
c'est pourquoi elles sont de couleur blanche pour mieux le guider.
- Beaucoup d'orchidées sont parfumées. Ce parfum peut être suave (ex. Cattleya labiata) ou au contraire fort désagréable
(ex. Bulbophyllum phalaenopsis).
L'insecte ainsi leurré doit se charger des masses polliniques qui se collent sur lui grâce au viscidium (prolongement du stipe qui attache les
pollinies entre elles). Il va ensuite déposer son fardeau sur la surface stigmatique d'une autre fleur, effectuant bien malgré lui la
fécondation. Très rapidement la fleur fécondée perd son attrait : Les sépales se rejoignent (ex. Cattleya labiata),
et le parfum s'estompe en quelques heures.
Classification
La famille des orchidées, plus grande famille de plantes à fleurs, est divisée en deux sous-familles, puis en tribus, sub-tribus, genres
et espèces.
Pour les nommer on utilise couramment le nom du genre et de l'espèce. Les genres regroupent des plantes qui présentent des similitudes au
niveau floral (par ex. les Paphiopedilum avec leur labelle en forme de sabot). Le nom de l'espèce désigne quand à lui une plante
précise (par ex. Paphiopedilum bellatulum).
On peut parfois trouver après les noms du genre et de l'espèce, un nom de variété (ex. Cattleya labiata var mossiae) qui désigne
une forme particulière de l'espèce.
Les orchidées hybrides sont désignées par leur nom générique suivi d'un nom de baptème donnée par
l'obtenteur souvent suivi d'un nom entre guillemets qui correspond au clone (cultivar). Par ex. Cattleya rex "Sophia"
Il existe également des hybrides intergénériques (entre des plantes de genres différents). Par exemple Sophronitis par Cattleya donne Sophrocattleya.
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